Adjectifs qualificatifs

Adjectifs qualificatifs et autres mots.

Le regard de l’aigle est dur, acéré comme ses griffes.
L’œil d’un lapin n’est pas acéré, la voix de l’officier nazi l’était sans doute, tranchante comme une lame.
Le froid dans la taïga autour des camps était acéré, piquant et pénétrant, mon humour est piquant, mes blagues sont acérées, comme le vent, ton regard est aigu, comme un accent, il est pénétrant, comme le ton de ta voix, suave, comme une douce musique.
Une table est bancale comme un vers de 11 pieds, comme ce raisonnement.
Le temps est détraqué, l’assassin était un détraqué, la machine à coudre de maman l’était aussi, disait-elle.
Le lit est profond, comme une pensée, le malheur, le sommeil, le ressentiment, le malaise, ou le puits.
Ce film est sympa, tu es sympa, ils sont tous très sympas, ta voiture est sympa, ta chanson, n’importe quoi est sympa !
Un souvenir est refoulé, les pulsions et les manifestants sont refoulés, le siphon de la douche refoule, ça pue !
L’argent est roi, le christ est roi, l’enfant est roi, le client est roi, le roi est nu.
Une bête est sauvage, comme le capitalisme, comme la horde, comme l’herbe folle.
La forêt est vierge, comme la Sainte Vierge, l’huile vierge, une cassette vierge, une page vierge, ou blanche.
Après une nuit blanche, la voix est blanche, l’argent est blanchi dans la nuit noire, le casier judiciaire est vierge.
Les larmes sont amères, comme l’orange, comme la déception, ou l’amande.
Les enfants cueillent des fleurs, la police cueille des malfaiteurs.
Le blé est fauché, les chômeurs sont fauchés, comme les blés, les soldats sont fauchés dans la fleur de l’âge par une rafale sur le théâtre des opérations.
Les jeunes filles en fleur de la fleur de la noblesse un jour perdent leur fleur.
On perd la tête, on perd pied, on perd la main, on perd l’espoir, on est perdu, on perd la vie.
On gagne gros, on gagne petit, on gagne le large ou le rivage, on gagne des galons, on gagne à être connu.