Citations

 

Nous croyons parfois que le racisme, les préjugés et la bêtise ont disparu. Au cours de mes recherches j’ai trouvé quelques textes incroyables dans la bouche de grands hommes dont le prestige intellectuel et moral n’est pourtant jamais remis en cause.
Comment nier qu’ils constituent notre héritage culturel ?
Et invoquer le contexte de “l’esprit de l’époque“ ne suffit pas à justifier ces horreurs : certains de leurs contemporains luttaient déjà courageusement contre ces idées stupides, injustes et criminelles.
Et trop de personnages politiques ou médiatiques profèrent aujourd’hui des contre vérités tout aussi inacceptables pour tout honnête homme.

Petit florilège :

Le chroniqueur franc Raoul de Caen – 1120 – Au temps des croisades :
« A Maara, (en Syrie) les nôtres (les croisés chrétiens) faisaient bouillir des païens adultes dans des marmites ; ils fixaient les enfants sur des broches et les dévoraient grillés ».

Oussama Ibn Mounqidh. Chroniqueur Syrien, même époque :
Tous ceux qui se sont renseignés sur les Franj (les croisés) ont vu en eux des bêtes qui ont la supériorité du courage et de l’ardeur au combat, mais aucune autre qualité, de même que les animaux …

Code noir1685
Déclarons les esclaves être meubles et comme tels entrer dans la communauté, n’avoir point de suite par hypothèque, se partager également entre les cohéritiers…

Montesquieu1748 – L’esprit des lois : l’Histoire de la colonisation  – P 147 –
On a plus de vigueur dans les pays froids. L’action du cœur et la réaction des extrémités s’y font mieux, les liqueurs sont mieux en équilibre, le sang est plus déterminé vers le cœur, et réciproquement le cœur a plus de puissance…. Les peuples de pays chauds sont timides, comme les vieillards le sont. Ceux des pays froids sont courageux, comme le sont les jeunes gens. Il y a des pays où la chaleur énerve le corps, et affaiblit si fort le courage que les hommes ne sont portés à un devoir pénible que par la crainte d’un châtiment. Les nègres sont si naturellement paresseux que ceux qui sont libres ne font rien, et la plupart sont entretenus et nourris par ceux qui sont serfs, ou demandent l’aumône, ou sont misérables.

Voltaire Essai sur les mœurs, 1756

Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d’hommes des différences prodigieuses. Et ce qui démontre qu’ils ne doivent point cette différence à leur climat, c’est que des nègres et des négresses transportés dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur espèce, et que les mulâtres ne sont qu’une race bâtarde d’un noir et d’une blanche, ou d’un blanc et d’une noire.
Les Samoïèdes, les Lappons, les habitants du nord de la Sibérie, ceux du Kamshatka, sont encore moins avancés que les peuples de l’Amérique. La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps.

Linné1758
Au sein de notre espèce : l’homme blanc (Européens), « esprit aiguisé et inventif, doux, gouverné par les lois », le rouge (Americanus), « obstiné, joyeux, libre, respectueux des coutumes », le jaune (Asiaticus), « hautain, avare, sévère, gouverné par ses opinions », et le noir (Africanus), « rusé, indolent, négligent, gouverné par son caprice ou par la volonté de ses maîtres ».

Joseph VireyAnthropologue 1824
L’Européen, appelé par les hautes destinées à l’empire du monde qu’il sait éclairer de son intelligence et dompter par sa valeur, est l’homme par excellence, et la tête du genre humain.

Adrien de Gasparin 1835 La France doit-elle conserver Alger ? éd. Béthune et Plon. L’extermination est le procédé le plus élémentaire de la colonisation.

Buffon 1853
La nature, aussi parfaite qu’elle peut l’être, a fait les hommes blancs.

Chef Seattle discours –1854
J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

Ernest Renan 1871 – La Réforme intellectuelle et morale éd. Michel Levy Frères, , p. 93.
La nature a fait une race d’ouvriers. C’est la race chinoise d’une dextérité de main merveilleuse, sans presque aucun sentiment d’honneur; une race de travailleurs de la terre, c’est le nègre : soyez pour lui bon et humain, et tout sera dans l’ordre ; une race de maîtres et de soldats, c’est la race européenne. Que chacun fasse ce pour quoi il est fait et tout ira bien.
… La mort d’un Français est un événement dans le monde moral; celle d’un Cosaque n’est guère qu’un fait physiologique : une machine fonctionnait qui ne fonctionne plus. Et quant à la mort d’un sauvage, ce n’est guère un fait plus considérable dans l’ensemble des choses que quand le ressort d’une montre se casse, et même ce dernier fait peut avoir de plus graves conséquences, par cela seul que la montre en question fixe la pensée et excite l’activité d’hommes civilisés.
… Envisagés par le côté physique, les Sémites et les Ariens ne font qu’une seule race, la race blanche; envisagés par le côté intellectuel, ils ne font qu’une seule famille, la famille civilisée.
Le noir est à l’homme ce que l’âne est au cheval … Un homme à qui manquent l’intelligence et la beauté.

De Quatrefages – (ethnologue)-1877
Tous les européens étaient de vrais sauvages quand déjà les Chinois et les Egyptiens étaient civilisés. Si ces derniers avaient jugé nos ancêtres comme nous jugeons trop souvent les races étrangères, ils auraient trouvé chez eux bien des signes d’infériorité, à commencer par ce teint blanc dont nous sommes si fiers …

Le Tour de la France par deux enfants   1877 ….. 1950
La race blanche, la plus parfaite des races humaines, habite surtout l’Europe, l’ouest de l’Asie, le nord de l’Afrique, et l’Amérique. Elle se reconnaît à sa tête ovale, à une bouche peu fendue, à des lèvres peu épaisses. D’ailleurs son teint peut varier.
La race jaune occupe principalement l’Asie orientale, la Chine et le Japon: visage plat, pommettes saillantes, nez aplati, paupières bridées, yeux en amandes, peu de cheveux et peu de barbe.
La race rouge, qui habitait autrefois toute l’Amérique, a une peau rougeâtre, les yeux enfoncés, le nez long et arqué, le front très fuyant.
La race noire, qui occupe surtout l’Afrique et le sud de l’Océanie, a la peau très noire, les cheveux crépus, le nez écrasé, les lèvres épaisses, les bras très longs.

Victor Hugo – « Discours sur l’Afrique » 18 mai 1879
Que serait l’Afrique sans les blancs ? Rien ; un bloc de sable ; la nuit ; la paralysie ; des paysages lunaires. L’Afrique n’existe que parce que l’homme blanc l’a touchée. (…) L’Afrique n’a pas d’histoire. […] Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie ; déserte, c’est la sauvagerie […] Au dix-neuvième siècle, le blanc a fait du noir un homme ; au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. […] Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez là. A qui ? à personne. Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. […] Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez, faites ! Faites des routes, faites des ports, faites des villes; croissez, cultivez, colonisez, multipliez.
Conversations de Victor Hugo et du général Bugeaud :
«Je crois que notre nouvelle conquête est chose heureuse et grande. C’est la civilisation qui marche sur la barbarie. C’est un peuple éclairé qui va trouver un peuple dans la nuit. Nous sommes les Grecs du monde, c’est à nous d’illuminer le monde.»

Paul Topinard – Anthropologue – 1880 :
« Les peuples civilisés vont partout se substituant aux races sauvages ou s’imposant à des peuples moins belliqueux ; pour cela, les gouvernements n’ont de choix qu’entre deux systèmes ; les anéantir ou les rallier. Le premier, malgré quelques exemples récents n’est pas admissible. Le second est réalisable à la condition de comprendre le génie propre du peuple vaincu, ses aptitudes et jusqu’à la nature de sa race […] or c’est l’anthropologie qui apprend à les reconnaître».

Jules Ferry – 1885
Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. […] Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures.

Georges Clemenceau – 1885
Regardez l’histoire de la conquête de ces peuples que vous dites barbares et vous verrez la violence, tous les crimes déchaînés, l’oppression, le sang coulant à flots, le faible opprimé, tyrannisé par le vainqueur ! Voilà l’histoire de votre civilisation ! […] Et c’est un pareil système que vous essayez de justifier en France, dans la patrie des droits de l’homme ! […] Non, il n’y a pas de droit des nations dites supérieures contre les nations inférieures. […] N’essayons pas de revêtir la violence du nom hypocrite de civilisation.

Général Lothar von Trotha – 1904 – Namibie
« Tous les Hereros doivent quitter le pays. Tout Herero découvert dans les limites du territoire allemand, armé comme désarmé, avec ou sans bétail, sera abattu. Je n’accepte ni femme ni enfant. Ils doivent partir ou mourir. »
« Le point de vue du gouverneur et de quelques vieux coloniaux diffère complètement du mien. Ceux-ci poussent depuis le début à la négociation et considèrent le peuple herero comme un matériel productif nécessaire pour le développement futur de la colonie. Je considère que la nation herero comme telle doit être annihilée, ou, si ce n’est tactiquement pas possible, expulsée hors du territoire par tous les moyens possibles »

Arthur Conan Doyle – 1909 :
« Beaucoup d’entre nous en Angleterre considèrent le crime qui a été commis sur les terres congolaises par le roi Léopold de Belgique et ses partisans comme le plus grand crime jamais répertorié dans les annales de l’humanité. Je suis personnellement tout à fait de cette opinion. »

Maréchal Lyautey – 19 août 1918
Les colons agricoles français ont une mentalité de pur Boche, avec les mêmes théories sur les races inférieures destinées à être exploitées sans merci. Il n’y a chez eux ni intelligence ni humanité.

Inscription à l’entrée d’un parc à Shangaï au temps des anglais – 1920 :
Interdit aux chiens et aux chinois.

Ho Chi Minh citant Paul Vigné d’Octon – 1923 :
Après avoir volé des terres fertiles, les requins français prélèvent sur les mauvaises terres des dîmes cent fois plus scandaleuses que les dîmes féodales.

Léon Blum le 9 juillet 1925 à la Chambre des députés :
Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture

Hitler –Mein Kampf  1925
L’Amérique du Nord, dont la population est composée, en énorme majorité, d’éléments germaniques, qui ne se sont que très peu mêlés avec des peuples inférieurs appartenant à des races de couleur, présente une autre humanité et une tout autre civilisation que l’Amérique du Centre et du Sud, dans laquelle les immigrés, en majorité d’origine latine, se sont parfois fortement mélangés avec les autochtones. Ce seul exemple permet déjà de reconnaître clairement l’effet produit par le mélange des races. Le Germain, resté de race pure et sans mélange, est devenu le maître du continent américain.

René Mercier :1933 – Thèse soutenue en  à la faculté de droit de Nancy.
« En face de l’œuvre aux mille visages qu’il faut accomplir (assainissement, lutte contre les famines, établissement d’un outillage économique) et qui exige des bras, on ne trouve souvent qu’une population indolente, apathique, réfractaire à tout effort physique. Un seul moyen apparaît capable, dans certains cas, […] de vaincre l’inertie des indigènes : […] le travail obligatoire ». Le « but immédiat [de ce travail] est d’amener les indigènes, contre leur gré sans doute, mais aussi dans leur intérêt bien compris en même temps que dans celui de la colonie et de la puissance colonisatrice, à fournir l’effort nécessaire pour l’exécution des travaux d’intérêt général », et, à plus long terme, « de hâter le jour » où, « ayant compris [leur] véritable intérêt », ils se plieront « spontanément à la loi du travail, en un mot, le jour » où ils auront atteint l’« âge de raison »
« Le principe du recours à la contrainte apparaît » donc « parfaitement légitime parce qu’il est indispensable et bienfaisant, parce qu’il répond à un bien supérieur qui échappe momentanément à l’indigène, parce que ce qui fonde les institutions, ce ne sont pas les aspirations des individus et des peuples, mais leur bien objectif. » « Le colonisateur […] doit se dépouiller de sa mentalité européenne pour juger sainement et agir efficacement ; […] il ne peut appliquer ses conceptions dans toute leur rigueur. » « Le travail obligatoire, en soi indéfendable […], devient en certains cas une institution parfaitement justifiée, lorsqu’elle poursuit par exemple des fins d’intérêt général […]. Le principe de la liberté du travail appliqué dans sa rigidité serait interprété par l’indigène comme la faculté de ne rien faire et il faudrait renoncer à tout progrès moral, social ou économique. »

Jean Giraudoux1937
Le pays ne sera sauvé que provisoirement par les seules frontières armées. Il ne peut l’être définitivement que par la race française…

Karl Korsch 1942
La nouveauté de la politique totalitaire réside dans le fait que les nazis aient étendu aux peuples « civilisés » d’Europe les méthodes réservées jusqu’alors aux « indigènes » et aux « sauvages » qui vivaient en dehors de cette prétendue civilisation.

Manuel de psychiatrie, sous la direction d’Antoine Porot, Paris P.U.F. 1952.
Antoine Porot – 1935 :
« L’indigène nord-africain, dont les activités supérieures et corticales sont peu évoluées, est un être primitif dont la vie essentiellement végétative et instinctive est surtout réglée par son diencéphale…
Docteur Carothers, expert de l’Organisation Mondiale de la Santé – 1954 – : l’Africain utilise très peu ses lobes frontaux. Toutes les particularités de la psychiatrie africaine peuvent être rapportées à une paresse frontale.
Henri Aubin (élève de Porot) : Hâbleur, menteur, voleur et fainéant le nord-africain musulman se définit comme un débile hystérique, sujet de surcroît, à des impulsions homicides imprévisibles. L’Algérien n’a pas de cortex, ou, pour être plus précis, il est dominé, comme chez les vertébrés inférieurs, par l’activité du diencéphale. Les indigènes de l’Afrique noire se rapprochent dans une large mesure de la mentalité primitive. Chez eux les besoins physiques (nutrition, sexualité) prennent une place de tout premier plan ; la vivacité de leurs émotions et leur courte durée, l’indigence de leur activité intellectuelle, leur font vivre surtout le présent comme des enfants. Le même fatalisme aggrave l’inappétence native des non-civilisés pour le travail, leur aboulie, leurs caprices, leur impulsivité
(Dans la quatrième édition, remaniée, du Manuel alphabétique de psychiatrie, parue en 1969, les articles précédents sont encore inchangés.)

Frantz Fanon  1952
Le colonialisme et l’impérialisme ne sont pas quitte avec nous quand ils ont retiré de nos territoires leurs drapeaux et leurs forces de police. Pendant des siècles les capitalistes se sont comportés dans le monde sous-développé comme de véritables criminels de guerre. Les déportations, les massacres, le travail forcé, l’esclavagisme ont été les principaux moyens utilisés par le capitalisme pour augmenter ses réserves d’or et de diamants, ses richesses et pour établir sa puissance. Il y a peu de temps, le nazisme a transformé la totalité de l’Europe en véritable colonie. Les gouvernements des différentes nations européennes ont exigé des réparations et demandé la restitution en argent et en nature des richesses qui leur avaient été volées […]. Pareillement nous disons que les Etats impérialistes commettraient une grave erreur et une injustice inqualifiable s’ils se contentaient de retirer de notre sol les cohortes militaires, les services administratifs et d’intendance dont la fonction était de découvrir des richesses, de les extraire et de les expédier vers les métropoles. La réparation morale de l’indépendance nationale ne nous aveugle pas, ne nous nourrit pas. La richesse des pays impérialistes est aussi notre richesse. […] L’Europe est littéralement la création du tiers monde.

Charles de Gaulle1959
Certes au temps où la colonisation était la seule voie qui permit de pénétrer des peuples repliés dans leur sommeil, nous fûmes des colonisateurs, et parfois impérieux et rudes. Mais au total, ce que nous avons, en tant que tels, accompli laisse un solde largement positif aux nations où nous l’avons fait.
C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire! Les musulmans, vous êtes allés les voir? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherez-vous de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées.»

Jared Diamond  1997
Les tactiques de chasse sur les Tasmaniens incluaient les battues à cheval pour les abattre à l’arme à feu, la pose de pièges en acier pour les capturer, empoisonner la farine qu’ils pouvaient trouver et s’en nourrir. Les bergers coupaient le pénis et les testicules des aborigènes mâles, pour les observer courir quelques mètres avant de mourir. Sur une colline baptisée « Le Mont Victoire », les colons abattirent 30 Tasmaniens et jetèrent les corps par-dessus la falaise. Un escadron de police tua 70 Tasmaniens et défonça le crâne des enfants. En 1828 le gouverneur de la Tasmanie déclara la loi martiale, autorisant les Européens à tirer à vue sur tout aborigène se trouvant dans une zone habitée par des Européens. (En 30 ans, 6000 Aborigènes “disparaissent“ de Tasmanie)

Rosa Amelia Plumelle-Uribe. 2001 – La férocité blanche, des non-blancs aux non-aryens. éd. Albin -Michel,, p. 30
Hitler ne fut que le révélateur d’une sauvagerie raciste installée et remontant bien avant le XXe siècle, une sauvagerie raciste, un système d’anéantissement de l’homme dont, jusqu’alors, seuls les peuples colonisés avaient fait l’expérience. Il y a assez pour comprendre que l’entreprise nazie de déshumanisation, s’inscrit dans une continuité, jalonnée sans interruption par la barbarie coloniale.

Bernard LuganUniversité Lyon III– 2005 (h d l c P182)
La colonisation fut une parenthèse brève, mais positive et pourquoi pas heureuse pour les populations d’Afrique.
Le gendarme assurait la paix, le médecin soignait les corps, l’instituteur transmettait son savoir, le colon fournissait du travail, le juge protégeait de l’arbitraire…
Par dizaines de milliers, nous avons envoyé les meilleurs des nôtres mourir des fièvres sur le continent noir afin d’y soigner les populations. Erreur colossale. La démentielle surpopulation africaine qui achève de détruire le continent est une conséquence directe de la colonisation.

Alain Finkielkraut  – 2005
On n’enseigne plus que le projet colonial voulait aussi éduquer, apporter la civilisation aux sauvages

Edgard Morin – 2011
La diversité est le trésor de l’unité humaine – L’unité est le trésor de la diversité humaine.

Stephane Foucard  – 2013 – Réponse à Nancy Huston
… la diversité des races canines est le fruit d’une sélection effectuée de longue date par l’homme, pour obtenir des animaux adaptés à telle ou telle fonction. Si l’on s’en tient à ce parallèle avec le chien, la race est la conséquence d’un élevage. D’où cet accident rhétorique : d’hypothétiques races humaines seraient le résultat d’une forme d’hygiène raciale. Point de races sans une volonté délibérée d’entretenir certains traits, certaines caractéristiques.
… Les migrations et les mélanges de population n’ayant jamais cessé, ces différences s’inscrivent dans un continuum de diversité qu’il est impossible d’incarcérer dans une classification rigide de systématicien. L’ethnie, notion complexe qui tient compte de considérations socioculturelles, linguistiques, etc., peut parfois être invoquée, mais la race, comme catégorie biologique, est un leurre.
Ce que nous nommons « race » en langue commune n’a donc aucun fondement scientifique. Exemple : la nomenclature administrative américaine considère qu’il existe une « race » des « Blancs hispaniques ». Les races humaines existent, dites-vous ? Alors énumérez-les…

Eric Zemmour – 2014
Les grandes invasions d’après la chute de Rome sont désormais remplacées par des bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d’Africains, qui dévalisent, violentent ou dépouillent. Une population française sidérée et prostrée crie sa fureur, mais celle-ci se perd dans le vide intersidéral des statistiques.

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